#2012 : le marketing politique digital est à la manœuvre
Les réseaux sociaux joueront-ils un rôle central dans la campagne pour l’élection présidentielle de 2012, comme ce fut le cas pour Barack Obama en 2008 ? Le Nouvel économiste dresse un état des lieux sur l’utilisation des plateformes participatives, comme Facebook et Twitter, par les partis politiques et l’engagement politique des Français sur la Toile. Interrogé, Olivier Guérin, d’image & dialogue Consultants, explique que la place du Web ne fait plus débat : « en permettant d’avoir une part d’audience plus large et en créant de la proximité d’autre part, ces plateformes augmentent l’influence du discours politique, bref elles permettent de gagner des voix ». Facebook et Twitter touchent en effet des millions de personnes et ce sont des outils rapides pour informer de l’actualité d’une campagne. Evidemment, bien peu de candidats prennent eux-mêmes la parole sur le Web. Comme nous l’explique Olivier Guérin « la plupart disposent de community managers qui tweetent pour eux. Certains utilisent même des robots pour faire des retweets et augmenter leur visibilité, ce qui est une très mauvaise chose. En fait, les partis tâtonnent »…. Du côté des électeurs, beaucoup estiment qu’Internet est un bon moyen pour militer, échanger des idées et discuter politique, mais peu sont prêts à participer et à se mobiliser. « L’engagement politique public n’est pas dans notre culture ». Même si les réseaux sociaux font une percée dans cette campagne 2012, l’activité militante en France sur Internet aura du mal à atteindre les niveaux des Etats-Unis en 2008.






